Quand les gros mots et la violence dépassent la conscience.

10 décembre, 2012

 

Mme Gohier a été formée en programmation neurolinguistique (PNL). Brièvement, cette approche permet de « symboliser » ce qui se passe dans l’inconscient. Les interventions qu’elle nous a proposées dans la conférence sont donc directement reliées à la PNL. Par exemple, à un enfant qui entre souvent frustré ou en colère à la maison (j’ai passé par là, je sais ce qu’il en retourne ! ), on peut lui refléter son émotion en lui disant par exemple : « Tu te sens comme un ballon plein d’air qui est prêt à éclater…», symbolisant ainsi son trop plein. On pourrait alors, la prochaine fois, lui donner un ballon pour qu’il le gonfle lui-même à sa façon; cela lui permettrait de nous envoyer le message sur comment il se sent à ce moment précis. Un autre exemple ? Deux frères ou soeurs qui sont toujours en train de se disputer ou se pousser pour la place à prendre sur un sofa (ça aussi je connais ça !!!), ou un qui est toujours collé sur l’autre, ou toujours collé sur maman ou papa (ça vous dit quelque chose ?!?!? ), achetez des cerceaux (on en trouve à 1$!) et donnez-en à chaque enfant (même vous, si vous sentez qu’on envahit trop votre espace vital !). Ce cerceau symbolisera ce qu’il recherche peut-être en « envahissant » l’espace des autres : avoir SA place; car on peut supposer que « avoir droit à son espace » est l’intention derrière le comportement désagréable. Il peut donc s’amuser à s’asseoir dans son cerceau afin de délimiter SON espace. Ceci m’amène donc à préciser une chose importante que Mme Gohier nous a mentionnée : on devrait d’abord toujours chercher à intervenir sur l’intention du comportement (entendre le besoin) de notre enfant plutôt que sur le comportement lui-même. Quand on agit seulement sur le comportement, l’enfant est très caméléon et trouvera un autre comportement pour attirer notre attention et, souvent, nous faire perdre patience. Il faut donc toujours rechercher l’intention positive à la base d’un

comportement déplaisant; et cela ne saute pas toujours aux yeux ! C’est un défi, mais au combien moins énergivore au bout du compte. Essayez d’identifier ce qu’il y a derrière l’émotion de votre enfant c’est lui apprendre à exprimer ses besoins: «

J’ai pas le goût de faire mes devoirs, je suis tanné », répondez-lui : « Qu’est-ce qui est lourd pour toi ? » Soyez également conscient de vos propres intentions/besoins quand vous demandez quelque chose à votre enfant; vous pourrez même les lui partager si vous sentez qu’il n’est pas très collaboratif : « Comment ça s’est passé à l’école? »; puisque l’enfant n’est pas toujours très bavard suite à ce genre de question, vous pourriez alors simplement lui dire : « Si je te pose la question c’est que j’ai besoin de savoir si tu es heureux à l’école et si ce que tu fais te plaît. »

Ce que prône également la programmation neurolinguistique, c’est que nos sens interviennent inconsciemment dans la façon dont nous percevons et répondons aux événements qui nous entourent. Même si tous nos sens jouent un rôle, le plus souvent nous privilégions un type particulier de perception : auditif, visuel ou kinesthésique (corporel). De quel type est votre enfant ? Quand vous demandez à votre enfant de venir manger, l’avez-vous seulement interpellé du rez-de-chaussée alors qu’il était dans le sous-sol (auditif), êtes-vous allé croiser son regard dans l’escalier (visuel) ou l’avez-vous touché pour l’interpeller (kinesthésique) ? Si votre enfant est plutôt visuel ou kinesthésique et que vous ne faites que lui crier de l’étage supérieur de venir à table, sans le voir, il se peut que vous vous répétiez quelque peu avant qu’il ne bouge!

On devrait donc tenter d’ajuster nos interventions en fonction du type dominant de notre enfant.

Finalement, la plus grande prise de conscience que je fais suite à cette conférence est de moins argumenter avec nos enfants, moins parler; être ferme dans nos demandes mais sans rentrer dans la morale et les explications qui n’en finissent plus (c’est vrai que c’est moi au bout du compte qui perd une tonne d’énergie). À mes filles qui s’engueulent pour tout et pour rien, je dois tenter de voir quelle est l’intention derrière leur comportement et la nommer, et non tomber dans les «

Les filles ça va faire, ça n’a pas de bon sens ce que vous vous dites, ça manque de respect, si vous continuez il y aura une conséquence, moi quand j’étais petite …(et là on part !). Pas toujours facile de faire face aux émotions de nos petits …

Pensée du mois :

 

Souvent, on cherche le bonheur comme on cherche ses lunettes quand on les a sur le nez.

 

Christiane Viens

 

c.viens@videotron.ca